Les dispositions du code de l’Environnement relatives à la pêche visent à encadrer cette pratique afin de préserver la ressource et la biodiversité calédonienne et de permettre aux générations futures de continuer à en profiter.

Définition réglementaire de la pêche maritime :

« la recherche, la capture, la destruction, le ramassage, la cueillette, la récolte ou le transbordement de ressources marines».

La réglementation distingue la pêche de plaisance de la pêche professionnelle, cette dernière étant soumise à autorisation.

De même, les modes et matériels de pêche sont spécifiquement listés au sein du code de l’Environnement, lequel instaure également des quotas et des tailles de prélèvement en fonction des espèces (exemple : langoustes, crabes, trocas, biches de mer…).

Attention : les espèces protégées ne peuvent être pêchées et les aires protégées telles que réserves naturelles intégrales, réserves naturelles et aires de gestion durable des ressources sont des périmètres interdits à la pêche.

1) Concernant la pêche des holothuries :
– Afin d’homogénéiser la réglementation à l’échelle du territoire, la province Sud étudie la mise en place d’un permis spécial pour le transport, la transformation ainsi que le négoce des holothuries et biches de mer. Il est à noter que la plupart des colporteurs du Sud détiennent déjà un permis équivalent puisque ces derniers achètent la majeure partie des biches de mer en province Nord, où le permis est d’ores et déjà obligatoire dans cette province.
– Il est envisagé d’interdire l’utilisation de tout appareil de propulsion sous-marin afin de limiter les prélèvements.
– Il est envisagé d’interdire la pêche des holothuries aux plaisanciers dans la mesure où ces derniers ne les consomment pas mais les revendent à des colporteurs.
– Afin d’homogénéiser la réglementation à l’échelle du territoire, il est proposé de lister de manière exhaustive les espèces autorisées à la pêche (14 espèces) et d’interdire formellement la pêche des autres espèces. Actuellement en province Sud, 8 espèces sont réglementées (tailles), les autres pouvant être pêchées sans condition de taille.

2) Concernant la pêche professionnelle des poissons d’aquarium :
– Proposition de mise en place de condition(s) d’exploitation du poisson ange (Chaetodontoplus conspicilliatus) qui est une espèce endémique à la Nouvelle-Calédonie (taille, quotas…)
– Il est par ailleurs proposé d’instaurer une taille limite pour l’exploitation du picot gris à l’image de ce qui est fait pour le picot rayé (étude prévue dans le cadre de PROTEGE).

3) Une étude est actuellement en cours afin d’envisager la mise en place d’une règlementation  qui imposerait des tailles minimums de prélèvements pour les espèces de poissons les plus pêchées, à l’instar de ce qui se pratique pour les crustacés localement. Il est envisagé de s’inspirer des réglementations de la région, en l’occurrence de celle de l’Australie.
Cette évolution devrait se faire progressivement, en fonction des données scientifiques collectées et ne devrait concerner que quelques espèces au cours des deux prochaines années.

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